AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 I like the saddest songs and pretending I'm alright - Mendoza Family

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité


MessageSujet: I like the saddest songs and pretending I'm alright - Mendoza Family   Dim 24 Sep - 14:06





Une semaine, une. Bien tassée, remplie de péripétie. Vide de sens. Comme souvent, concernant Gaspard tout du moins. Depuis son arrivée dans le pays, le garçon n’avait guère trouvé ses marques. Non pas que le pays lui déplaise, non pas qu’il soit dépaysé, mais Gaspard est Gaspard. Il Gaspille son temps. Vagabond misérable, heureux de vivre, malheureux d’exister. Tension perpétuelle, dissimulé sous ses sourires, ses membres en mouvements agacent par son incapacité à se poser. Le calme pourtant, il le trouve avec un instrument entre les doigts, bien que parfois cela semble être tout le contraire, mais la paix intérieure, lui, la ressentait à ces moments là. Cependant en approchant du domicile de son paternel, ce n’était pas la paix qui animait son esprit, loin de là. C’était une véritable tempête émotionnelle qui se préparait. Pourtant, c’était bien lui qui avait insisté auprès de son père pour déjeuner ensemble et à la maison, « au calme ». Comme si cela était possible avec Gaspard. Il fallait dire qu’il aimait son père, qu’il l’admirait au plus au point. S’il était assez manipulateur il pourrait vraiment profiter de la position de la fortune de celui-ci, mais il n’était pas assez fourbe pour ce genre de mesquinerie et puis il s’était fixé l’objectif d’y arriver en y mettant du sien. Pas du tout cuit, trop facile ou plutôt pas assez valorisant. Oui, il voulait que son père soit fier de lui… C’était loin d’être gagné, c’était bien pour cela qu’il était loin d’être calme tout en cheminant vers sa destination du dimanche. Un casque sur les oreilles, ses pas étaient assez rapides bien que discrètement tremblotant de nervosité. Il se donnait l’air d’y aller en toute légèreté, comme toujours.

Décontract le gamin, boule de nerf. Il finit par arriver devant la bonne porte, dans la bonne rue, dans le bon quartier, dans la bonne ville… Il secoua la tête et sonne et… Hop entre. C’est chez papa, pas de manière. Cas perdu ou cas perdu. Alors quand il le vit il se précipita un peu trop vite dans cette accolade. Son gabarit ne rivalisait pas avec celui de son père, alors son comportement bourru n’avait pas trop d’impact sur le second. « Bonjour papa ! » Qu’il brayait avant de se rendre compte qu’il avait toujours le casque sur les oreilles. Il le chasse d’un coup de main, détruisant au passage ses efforts fait pour se peigner. Gaspard recula, adressant à Lewis un large sourire, il était submergé. Seuls ceux qui le connaissaient pouvaient bien le voir, son père le connaissait trop bien. Mauvaise gestion de soi même, le pauvre gamin, quel malheur… « Je t’ai apporté… » Mains vides… Ah… « J’ai du l’oublier à l’arrêt de bus… » Il réfléchit, retrace son chemin mentalement, l’arrêt de bus semblait la meilleure option. Un regard désolé, un sourire légèrement je m’en foutiste… La plupart du temps, ça passe crème après tout, pourquoi pas aujourd’hui ? « L’important, c’est d’être ensemble », combien de fois l’avait-il sorti celle là ?


Revenir en haut Aller en bas


avatar
✿ Messages :
51
✿ Date d'inscription :
03/07/2017

MessageSujet: Re: I like the saddest songs and pretending I'm alright - Mendoza Family   Sam 30 Sep - 3:08


La journée touchait à sa fin et moi, j'attendais l'arrivée de mon fils. J'avais hâte, mais pas trop de savoir ce qu'il était devenu ; la culpabilité d'un père pour son fils, sûrement. J'étais assis sur mon canapé qui date des années soixante, journal à la main. Je regardais les actualités, mais ça m'énervais, car cette putain d'histoire faisait toujours la une des journaux, alors qu'elle datait de cinq mois. CINQ MOIS. Apparemment ma franchise à choquée la terre entière. Mes lèvres laissèrent échapper un soupir puis je me levais en jetant le journal sur la table-basse. Je quittais mes lunettes et les posais dans leur boîte après cela, je me dirigeais vers la cuisine. Que cuisiner ? Il aimait quoi mon fils déjà ? Du poulet ça suffira ? Je haussais les épaules et j'allais chercher un poulet dans mon congélateur, par chance, il y avait du poulet. Non, mais j'aurais eu la flemme d'aller en chercher à la supérette du coin. Et je ne cache pas que j'aurais demandé à mon fils d'aller en chercher. Je me fais vieux ého. Je revenais de la cuisine et là, j'entendais la sonnette et ma porte s'ouvrir. Mon fils, les manières, il ne les connaissait pas... Je le voyais là, arriver sur moi avec son gros casque sur les oreilles avec la musique à fond pour me faire un câlin. Évidemment, je répondais au câlin par un sourire... Heureux ? « Gaspard, ton casque. » Oui, il m'avait un peu éclaté les oreilles, je l'avoue. Par la suite, lui-même remarquait qu'il avait son casque sur les oreilles alors, il s'empressa de l'enlever. Un énième soupir s'échappait de mes lèvres.  

J'adressais un sourire à mon fils et il affirmait qu'il m'avait emmené quelque chose. Oui, mais quoi ? Il a rien dans les mains, là. Oh dites-moi pas qu'il... Oh bah si. Il l'a oublié à l'arrêt du bus. Oh doux jésus... Je lâchais un petit rire avant de le fixer du regard. « Ce n'est pas grave. » En réalité, je m'en foutais s'il avait emmené quelque chose, l'important était tout de même sa présence, ici, à ce petit dîner entre père et fils. Tant que ça ne lui a pas coûté cher, on s'en fiche. Je retournais par la suite à la cuisine, faisant signe de tête à mon fils pour qu'il me suive. « Mh, c'est le plus important. » Je tournais subitement ma tête vers la table, merde... J'ai oublié de la mettre. Non mais, si je commence à oublier des choses ça risque pas d'aller là. La vieillesse commence sérieusement à me saouler en ce moment. Je commence même à marcher comme un vieux, j'espère que mon fils ne l'a pas remarquer parce que je vous jure que s'il en rigole, je lui mets la fessée. « Euh, dis-moi, tu pourrais mettre la table ? Faut que je m'occupe du poulet. » Je chopais alors des gants de cuisine et ouvrais mon four pour regarder si le poulet était cuit, ça ne faisait que deux minutes qu'il était dans le four, mais j'avais faim.

_________________
I'm sexy and I know it
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité


MessageSujet: Re: I like the saddest songs and pretending I'm alright - Mendoza Family   Lun 2 Oct - 22:10

L’on pouvait reprocher bien des choses à Gaspard, mais pas d’être insensible. Au contraire, toutes ses émotions étaient si palpables dans son comportement, dans l’incomparable timbre naturel de sa voix et bien plus encore lorsqu’il se mettait à chanter. Le jeune homme n’avait cependant pas oublié quelque chose de trop cher, il n’avait pas vraiment les moyens d’offrir quelque chose de prestigieux chaque dimanche à son père, mais il essayait d’apporter quelque chose à boire, mais cette fois ci ce fut le gâteau oublié. Il était assez déçu, car il fallait dire qu’il l’avait acheté certes pour le plaisir de l’offrir  son paternel, mais il avait choisi une pâtisserie en fonction de ses propres gouts. Ce qui pouvait paraitre égoïste, mais il ne s’en rendait pas vraiment compte. Gaspard suivit son père dans la cuisine alors que celui-ci confirma ce qui était réellement important. Le jeune musicien maudit était assez heureux de voir que ça marchait encore, il craignait qu’un jour il finisse par épuiser définitivement la patience de son père à son égard. Il se frottait la nuque en observant son vieux père, il ne savait comment réagir face à celui-ci la plupart du temps. Mais il le trouvait un peu fatigué, il préférait imaginer que celui-ci avait été invité à une sorte de gala ou autre, plutôt que de penser que son géniteur prenait de l’âge et finirait un jour par mourir. Une angoisse profonde pour Gaspard qui serait terriblement perdu sans celui-ci. Incapable de se débrouiller, mais surtout, il sera dévaster. Il était encore un petit enfant qui se bouche les oreilles quand l’on parle de la possibilité que les parents meurent un jour. Non ! Non ! Non !

Il fut sortit de son trouble par la demande de son père au sujet de mettre la table, se mettre en activité était finalement la meilleure manière de ne pas penser. Car Gaspard était le stéréotype parfait de l’homme qui ne sait pas faire deux choses à la fois en dehors de la musique… Oui, ça c’était son exception. Son véritable point de concentration.

« D’accord ! » Le jeune homme ne savait pas cuisiner comme son père, mais il adorait manger bien qu’il soit terriblement svelte. Il n’avait pas trop prit de son père niveau carrure. Il se dirigea vers le vaisselier qu’il ouvrit avec précaution, il avait cassé bien assez de verres dans sa vie. Alors il l’est prit avec prudence avant de les poser sur la table, prenant bien soin de les mettre face à face. Il retourna sur ses pas pour prendre des assiettes avant de s’exclamer « T’as emporté les assiettes ! » Il était émerveillé, comme s’il venait de retrouver un petit vestige de son pays dans cette contrée qu’est l’Irlande où il n’aurait jamais voulu mettre les pieds pour tout dire…  Oui, c’était qu’elles étaient très vieilles ces assiettes et peut-être que grâce à Gaspard il ne restait que six ou sept du service, mais c’était un véritable vestige pour ainsi dire. « Elles sont super vieilles, et vraiment moches, mais je les aime bien. » Et cela parce que ça lui rappelait bien des souvenirs tout ça ! « Elles datent au moins de l’époque de maman quand… » Comme si sa tête était montée sur ressors il la releva sans pitié pour ses pauvres cervicales pour regarder son père. Les secondes lui parurent une éternité plongé dans un bain d’acide, ses mains devinrent moites alors qu’il se risquait sur un sujet houleux « Est-ce que… T’as des nouvelles ? » Le bruit de déglutition qui émana de la gorge de Gaspard fit presque écho dans la pièce qui semblait s’allonger, les murs grandissaient, le carrelage s’étirait pour les éloigner. Il eut le sage reflexes de poser les assiettes sur la table, pourquoi n’avait-il pas prit les assiettes de la pile d’à coté ? Qu’importe le choix à faire, l’on peut toujours être assuré de subir des complications quand c’était Gaspard qui le faisait.
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: I like the saddest songs and pretending I'm alright - Mendoza Family   

Revenir en haut Aller en bas
 
I like the saddest songs and pretending I'm alright - Mendoza Family
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» These songs of freedom ►► 22/03/12 à 22.13
» ♪ L'insoutenable légéreté de la mémoire de Lestrange ♫
» only pretending (lola)
» Bal de Noël 2013 || All.
» my songs know what you did in the dark (jayden).

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WHAAAAT :: A CUP OF THE ? :: Boîte à caca-
Sauter vers: